Pourquoi ce titre ?

Parce que dans la liturgie juive et chrétienne le mot alleluia exprime l'allégresse des fidèles.

Dans son billet ( mis en ligne sur le SOMVM ce vendredi 05/01 ) " Dieu " a parlé :

  • Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ( comme dirait le Candide de Voltaire )

Le plan d'eau n'existe plus : nous avons maintenant un bassin d'orage ...

Alléluia, alléluia !

Ceci dit, il faut rappeler que ces travaux de vidange ont fait l'objet d'un arrêté préfectoral qui stipule :

  • « Le remplissage de la retenue est interdit à l'issue de la vidange tant que le plan d'eau sera en situation irrégulière »

et je suis désolé mais il est plein ( il est même plein de chez plein ! ) et toujours non conforme aux nouvelles lois sur la protection des milieux aquatiques ! ( il est toujours traversé par le ruisseau de Bournier et il a une superficie supérieure à 500 m² ).

Le 04/01

Osez dire que « techniquement la vidange est achevée » c'est vraiment prendre ses administrés pour des jambons. :-(

Il n'a jamais été question que le plan d'eau devienne un " bassin d'orage " puisqu'il était prévu qu'il reste vide pendant plusieurs mois ( c'est ce qui a été dit lors de la visite de village à Fafournoux ). J'ai d'ailleurs trouvé sur INTERNET qu'il fallait après vidange « maintenir un assec de quelques mois pour permettre une minéralisation des vases et un arrêt des cycles parasitaires ».

D'ailleurs dans l'arrêté préfectoral, il n'est nullement question d'un bassin d'orage "provisoire" ( il est en effet appelé à disparaître puisque le ruisseau de Bournier doit être remis dans son lit naturel et ne plus traverser le futur plan d'eau de 500 m2 ! ).

Il faudrait aussi que l'on m'explique pourquoi il n'est à craindre « aucun impact sur l'aval du cours d'eau » lorsque le " bassin d'orage " va se vider ?

En effet, de grandes précautions ont été prises ( enlèvement progressif des planches du moine, mise en place d'un filtre retenant les sédiments fin pour ne pas impacter le cours d'eau en aval ) pour vidanger le plan d'eau lentement en 5 jours :-) ... alors que la vidange du " bassin d'orage " va se faire brutalement sans contrôle ( les planches et le filtre ayant été enlevés :-( )

Et cela risque d'arriver plusieurs fois, si durant l'hiver et le printemps nous avons des alternances de périodes sans pluie avec des périodes pluvieuses ( comme cela est arrivé en 2014 / 2015, période pendant laquelle le niveau d'eau a plusieurs fois fait le yo-yo ) :

  • voir : et et

Début août 2014, le plan d'eau s'est brutalement vidé en moins de 3 jours lors de la rupture de la seule planche du fond !

J'ai compris qu'il ne fallait pas effectuer de vidanges du plan d'eau (même contrôlées) entre le 1er décembre et le 31 mars « pour ne pas nuire à la reproduction des truites » et j'aimerai comprendre pourquoi des vidanges non contrôlées du ''bassin d'orage" ne seraient pas nuisibles pendant cette même période ? ( c'est le même ouvrage : il n'y a que le nom qui a changé ! ).

Moi j'appelle cela un tour de passe-passe ( pour être gentil ) :-(

J'aimerai aussi que l'on m'explique cette phrase :

« Enlever l'ancienne buse de vidange aurait entrainé des phénomènes d'érosion et donc un transport de matériaux en aval »

  • Pourquoi " l'ancienne " ? : elle est toujours là et va servir à vider le " bassin d'orage " lorsque la pluie aura cessé et que le niveau sera descendu sous le seuil du déversoir
  • Je ne sais pas qui a émis l'idée " saugrenue " d'enlever cette buse mais ce n'est pas moi !
  • J'ai simplement suggéré qu'il eut été, me semble-t-il, opportun d'abaisser le niveau du seuil du déversoir à la fin novembre 2017 pendant que le plan d'eau était vide ( pour éviter des transports de vase ). Le ruisseau de Bournier aurait ainsi repris son cours naturel et le plan d'eau ne se serait pas rempli à nouveau !


Le déversoir le 02/01


Le déversoir le 06/01

En enlevant les rochers sur une hauteur de 1 m à 1,50 m ( ce n'était vraiment pas difficile ! ) le plan d'eau ne pouvait plus se remplir ( c'est d'ailleurs ce qu'il faudra probablement faire lors des futurs travaux pour que le ruisseau de Bournier retrouve son lit naturel ? ).

Enfin, puisqu'il « est préférable de travailler en période d'étiage », pourquoi avoir entrepris cette vidange en période de pluie et de neige ?

Je continue à penser que la réalisation de cette vidange a été une grosse "boulette" ( toujours pour être gentil ) ... qui était prévisible ( outre le yo-yo de 2014 / 2015, période pendant laquelle notre maire était en fonction, j'ai appris ce midi par un "ancien" qu'il est arrivé que la route de Bournier soit submergée au niveau du pont situé en amont des tennis ! )




Le 06/01/2018 : le ruisseau déborde mais on est loin de la situation évoquée ci-dessus

En conclusion :

  • les dires de notre maire sont des balivernes pour tenter de masquer le fait que personne n'a pensé que le débit de remplissage pourrait devenir supérieur au débit de vidange et ainsi remplir à nouveau la retenue :-(